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Mercredi 25 juin 2008
par Gaëlle Messager publié dans : dessin
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Lundi 23 juin 2008

par lucille coutant publié dans : expérimentations
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Mercredi 18 juin 2008
par lise publié dans : photographies
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Lundi 16 juin 2008
par lucille coutant publié dans : carnet de croquis
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Dimanche 15 juin 2008
    A l'instant où elle lui ôta la tête du corps, elle sentit le contact inconnu et enivrant de la liberté. Cet anonymat des corps, c'était le paradis soudain découvert. Avec une curieuse jouissance, elle expulsait d'elle son âme meurtrie et trop vigilante, et elle se métamorphosait en simple corps sans mémoire ni passé, mais d'autant plus réceptif et avide. Elle caressait tendrement le visage d'Eva, tandis que le corps sans tête se mouvait sur elle avec vigueur.

Milan Kundera, Le livre du rire et de l'oubli, 1978.
par Erell Piette publié dans : textes
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Samedi 14 juin 2008
par Erell Piette, Gaëlle Chanu publié dans : vidéo
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Samedi 14 juin 2008
par Erell Piette, Gaëlle Chanu, Aurélie Aguilar publié dans : vidéo
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Mercredi 11 juin 2008
par Erell Piette publié dans : carnet de croquis
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Mardi 10 juin 2008
    Quand l'ange a entendu pour la première fois le rire du diable, il en a été frappé de stupeur. Ca se passait pendant un festin, la salle était pleine de monde et les gens ont été gagnés l'un après l'autre par le rire du diable, qui est horriblement contagieux. L'ange comprenait clairement que ce rire était dirigé contre Dieu et contre la dignité de son oeuvre. Il savait qu'il devait réagir vite, d'une manière ou d'une autre, mais il se sentait faible et sans défense. Ne pouvant rien inventer lui-même, il a singé son adversaire. Ouvrant la bouche, il émettait des sons entrecoupés, saccadés, dans les intervalles supérieures de son registre vocal ( c'est un peu le même son que font entendre, dans une rue d'une ville de la côte, Michèle et Gabrielle), mais en leur donnant un sens opposé : tandis que le rire du diable désignait l'absurdité des choses, l'ange voulait au contraire se réjouir que tout fût ici-bas bien ordonné, sagement conçu, bon et plein de sens.
    Ainsi l'ange et le diable se faisaient face et, se montrant leur bouche ouverte, émettaient à peu près les mêmes sons, mais chacun exprimait par sa clameur des choses absolument contraires. Et le diable regardait rire l'ange, et il riait d'autant plus, d'autant mieux  et d'autant plus franchement que l'ange qui riait était infiniment comique.
    Un rire ridicule, c'est la débâcle. Pourtant, les anges ont quand même obtenu un résultat. Ils nous ont trompés avec une imposture sémantique. Pour désigner leur imitation du rire et le rire originel (celui du diable) il n'y a qu'un seul mot. Aujourd'hui on ne se rend même plus compte que la même manifestation extérieure recouvre deux attitudes absolument opposées. Il y a deux rires et nous n'avons pas de mots pour les distinguer.



Milan Kundera, Le livre du rire et de l'oubli, 1978.
par Erell Piette publié dans : textes
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Mardi 10 juin 2008

par Erell Piette publié dans : carnet de croquis
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